Jean louis houËl

 

 

 

 

Textes

Tout mon travail...

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Tout mon travail, depuis quelques années, consiste, j'aimerais y être parvenu, à éliminer l'anecdote. C'est à dire, ne garder que l'essentiel. En d'autres termes à travailler sur les fondamentaux de la peinture. En d'autres termes encore, à considérer que la peinture est forte. Sa vérité est toute entière contenue dans cette surface close, délimitée dans l'espace. Mon travail me convainc, chaque jour, que moins c'est plus...
J'essaye que mon travail soit subtil, et qu'il ne rajoute pas à la confusion qui s'empare de notre monde saturé d'images une confusion encore plus grande. J'ignore, ou aie la modestie de feindre l'ignorer, si je réussis dans ma quête, mais le contentement que j'éprouve devant chaque nouvelle toile est au moins le gage de l'enthousiasme et de l'honnêteté que je mets dans ma peinture.

 

Comment...


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Comment peindre ce rond ?
Est-ce que ma peinture est décorative ?
Est-ce qu'elle n'est que décorative ?
Pourquoi est-ce que je n'utilise ni brosses, ni pinceaux ?
En peignant de grands formats dois-je utiliser de plus grands outils ?
Est-ce que ma peinture est engagée au service d'une cause ?
Et quelle cause ?
Quelle est la relation éthique et non plus seulement esthétique à la peinture ?
Comment un petit format peut-il être plus pertinent qu’un grand ?
Pourquoi la proposition inverse est-elle aussi vraie cependant moins pertinente ?
Est-ce que les blancs, les gris, les noirs me suffisent ?
Est-ce que la force d'une peinture ne tient pas toute entière dans sa forme ?
Rond ou/et carré ?
Ou volute pour lutter contre la géométrie ?
Abstrait ?
Réaliste ?
Pourquoi ?
Pour qui ?
Combien ?

Immortels. Non, mais invincibles ?


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Texte pour l'exposition Immortels. Non, mais invincibles ? à la Galerie Octave Cowbell, du 24 janvier au 23 février 2013.

« J’aime beaucoup l’idée d’une exposition se situant entre l’abouti et le « en train de se faire ».
Il va se passer quelque chose.
Il s’est passé quelque chose.
Est-ce qu’on a là un système, à l’œuvre dans ma peinture, dont le carré serait le module de base ?
Mais est-ce qu’il y a un système ?
Une brume, un rideau d’eau de pluie s’est déposé.
Disséminés sur le mur les dessins, à première vue si différents des peintures, font-ils, confrontés à celles-ci, jaillir une autre lecture (sorte de contrepoint comme le dirait un musicien) ?
Jean qui pleure et Jean qui rit.
Tout ça fait quelques questions, quelques énigmes, et s’il vous plaît un peu de poésie. »